Lilypie 2ème anniversaire Ticker

dimanche 5 août 2007

De la place pour deux

Pourquoi les gens qui s'aiment,
Sont-ils toujours un peu les mêmes ?
Ils ont quand ils s'en viennent,
Le même regard d'un seul désir pour deux.
Ce sont des gens heureux.

Et moi j'te connais à peine,
Mais ce s'rait une veine,
Qu'on s'en aille un peu comme eux.
On pourrait se faire sans qu'ça gène,
De la place pour deux.
Mais si ça ne vaut pas la peine,
Que j'y revienne,
Il faut me le dire au fond des yeux.

Quel que soit le temps que ça prenne,
Quel que soit l'enjeu,
Je veux être un homme heureux.

Pourquoi les gens qui s'aiment,
Sont-ils toujours un peu rebelles?
Ils ont un monde à eux,
Que rien n'oblige à ressembler à ceux,
Qu'on nous donne en modèle.
Quand ils nous parlent d'eux,
Y'à quelque chose qui nous éloigne un peu.

Et moi j'te connais à peine,
Mais ce s'rait une veine,
Qu'on s'en aille un peu comme eux.
On pourrait se faire sans qu'ça gène,
De la place pour deux.
Mais si ça ne vaut pas la peine,
Que j'y revienne,
Il faut me le dire au fond des yeux.

Quel que soit le temps que ça prenne,
Quel que soit l'enjeu,
Je veux être un homme heureux.

William Sheller

lundi 23 juillet 2007

Notre histoire

Salut mon amour,

je t'écris une lettre qui te parle de nous, de ce que j'ai ressentis pour toi dès le début, de mes joies, mes craintes et de mes angoisses. C'est ma version de notre histoire, peut-être que j'aurai un jour ta version vue par ton coeur. Et je t'écris avec des phrases pleines d'amour, sans rien te cacher, en dévoilant tout, pour que tu saches tout de nous, de moi. Tellement de choses auraient pu nous séparer! L’amour est une île perdue dans un vaste monde que découvrent, parfois ou jamais, les amants. C’est ainsi qu'est né notre amour...

Les sites de rencontre sont parfois plein de surprises. J'en ai découverte une de taille un certain jour. Je n'avais aucune description de mon physique, ni de mes goûts et aucune photo et tu m'as accepté dans tes contacts... Wow un beau gars avec un beau "body". La première conversation qu'on a eu, tu as commencé par : "aimes-tu les poissons rouges?" À ce moment, plusieurs filles auraient abandonné!!! Mais je revenais de voyage et j'avais nagé avec des poissons bleus...quelle coïncidence.

La première fois qu'on s'est vu, je n'avais aucune attente. J'y suis allée sur un coup de tête. Sur le chemin pour te rencontrer, je ne pensais sincèrement pas te revoir plus d'une fois. Tu as ouvert la porte de la maison et je t'ai trouvé beau. En fait, aussi beau que j'avais pu le remarquer sur les photos et ta webcam. On a pas parlé très longtemps toi et moi. Quand je t'ai touché j'ai été surprise par ton corps musclé et dur. Je t'ai découvert, mais pas encore dégusté comme je le fais maintenant... mon but premier était de te faire plaisir. En partant de chez toi, j'ai jeté les directives pour la route. On a commencé notre histoire à l'envers, l'attirance physique était peut-être trop forte?

Puis, on a continué à se parler de temps en temps. Tu me surprenais toujours de plus en plus par ta personnalité et par toutes les histoires qui t'arrivaient. Je n'ai pas pu résister à une deuxième rencontre, malgré le fait que je ne désirais rien à long terme. On s'est donné rendez-vous à la "grosse fusée du Cosmodome" pour aller souper ensemble. Après quelques minutes de retard, tu m'as appelée pour me dire que tu n'avais pas assez d'essence et que tu arriverais bientôt. Mais... tu es arrivé en taxi!! Tu n'avais vraiment plus une seule goutte d'essence... On a soupé et enfin discuté face à face. Tu m'as fait beaucoup rire, tu m'as impressionnée, mais je ne voulais pas m'attacher. Malgré moi, cela avait déjà débuté. Ce soir là, je t'ai quitté à la station-service pour aller voir un ami. Je n'en avais pas envie, tu en avais pas envie non plus, mais je voulais me prouver que je pouvais encore faire mon indépendante avec toi.

Finalement, j'ai dû retrouver le chemin pour me rendre jusqu'à chez toi... Cette fois, j'ai eu un peu moins hâte de retourner à la maison. Tu m'as invité à manger des sushis au restaurant, on a mangé rapidement, j'aurais déjà dû être de retour chez moi.

Pour ma fête, en octobre, tu es allé avec moi au spa Ofuro. En sortant de mon auto, tu m'as accueillie avec des roses bleues, comme mes poissons. On a passé la journée collé dans les spas et dans les hamacs. J'aurais voulu arrêter le temps, rester là pour toujours. Tout était si simple comme ça.

Ensuite, on s'est vu fréquemment. Tu es déménagé à St-Eustache, c'étais beaucoup moins loin que d'aller à St-Constant. Je ne travaillais pas encore, j'étais très disponible et je t'ai accompagné plusieurs fois pour les livraisons de ta compagnie. On a eu beaucoup de temps pour discuter dans ton camion et beaucoup de temps pour se coller dans ton lit. Malgré cela, j'attendais impatiemment le grand moment... LA phrase qui veut tout dire : Je t'aime! On a eu plusieurs discussions à ce sujet: ça te prend du temps avant d'éprouver ces sentiments, tu ne dis que ce que tu ressens vraiment, que lorsque tu me le dirais que cela serais vraiment ressenti, qu'il ne fallait pas que je m'inquiète, etc. J'ai fait plusieurs essais en t'envoyant des messages texte: "je suis bien avec toi!", mais je n'obtenais que rarement une réponse. Sur le site de rencontre, tu avais écris: en couple. Un petit espoir pour moi, un rayon de soleil dans ma brume. Mais... en y repensant bien, était-ce pour moi? Tout cela m'inquiétais beaucoup et me stressais aussi en même temps. Je n'avais pas voulu m'attacher à toi et voilà que je n'attendais que cela de toi. J'étais de plus en plus mêlée dans mes choix de vie et toi tu me disais de patienter.

Dans le fond, j'ai toujours su que quelque chose te retenait. Qu'il y avait une raison qui t'empêchait de me dire tes sentiments... mais je n'avais pas encore trouvé la raison.

Au mois de décembre, j'ai acheté une maison à St-Eustache avec Éric, qui était mon mari. Pourtant St-Eustache n'avait jamais été une ville où je désirais habiter... J'étais déjà toute mêlée dans ma tête, alors me mêler un peu plus ou un peu moins, quelle importance... Il fallait bien j'habite quelque part... Tu es allé à New-York avec des amis. Tu m'as invité mais évidemment je ne pouvais pas, j'avais beaucoup à faire ici. Je crois que j'avais atteint mes limites, ou j'étais peut-être tout simplement dans mes spm!! Mais bon, disons que j'ai "pété ma coche" et je t'ai envoyé une tonne de messages texte durant ton voyage. Je voulais savoir : maintenant! ce que je devais faire comme choix de vie, m'aimes-tu!!!????? Naturellement, je n'ai eu aucune réponse à cette question. Pire, je t'ai éloigné encore plus. À ton retour de voyage, tu t'es assis de l'autre côté de la table, loin de moi. Tes colocataires étaient à la maison, ce n'était pas l'endroit idéal où discuter, mais ton corps me disait déjà tout, car il ne disait plus rien. Dans ton camion, tu m'as dis: on ne sera plus jamais ensemble (l'as t'on déjà vraiment été?). Et calmement j'ai répondu: je sais (comme si cela ne m'affectait pas).

Je crois que ce qui nous a sauvé, c'est mon calme, ma patience et d'avoir été capable de te cacher le tourbillon d'émotions qui bourdonnait en moi. Je voulais être ton amie par dessus tout t'ai-je dis! Mais je voulais bien plus être constamment près de toi. Ce soir là, j'ai pris mon premier bain dans ma maison et j'ai pleuré. J'ai pleuré toutes les larmes que j'aurais voulu pleurer quand tu m'as dis: je ne veux plus de toi. Je crois avoir réussi à te faire croire que je n'avais pas besoin de temps, que j'étais prête à te revoir tout de suite le lendemain. C'est ce qui est arrivé. J'ai essayé de t'embrasser et bien plus... Mais tu m'as dis que tu ne pouvais plus, que tu ne voulais pas de ce genre d'amie, que pour toi c'était une fille à la fois... une fille à la fois??? Je t'ai promis de me tenir bien sage et j'ai tenu ma promesse.

On s'est vu quelques jours plus tard. Quand je suis retourné chez moi, tu m'as embrassé sur la joue avant d'embarquer dans ton camion (tu étais toujours pressé de partir (où?) maintenant) et je t'ai demandé une dernière fois si tout ça te convenais. En regardant par terre, tu m'as dis: oui je suis très heureux comme c'est maintenant.

Je savais que c'était faux.

J'ai commencé à travailler, et en même temps à me détacher un peu de toi (c'est ce que je croyais). Je m'étais fait à l'idée: ma vie restera comme elle est, je dois déjà être assez heureuse et je ne m'en rends pas compte. Je t'ai quand même intégré de plus en plus dans ma classe en créant un projet juste pour toi: le projet des tours. Je m'organisais à chaque semaine pour avoir une raison valable de te faire venir en classe. Naturellement, ces visites se terminaient souvent par un dîner ensemble ou une activité après l'école.

Les yeux veulent tout dire... surtout les tiens.

Un jour, en te parlant sur msn, je t'ai demandé comment tu réagirais si je te touchais. Me repousserais-tu encore? Faudrais voir, seul l'avenir peut le dire, tout est possible... j'ai pris les clef de mon auto, pris l'avenir par (euuuu) les cornes? Et j'ai touché pour une nouvelle fois au bonheur pur de ton corps.

Cette fois, je ne commettrai pas l'erreur de... de quoi? D'avoir des attentes envers toi? Disons d'exprimer mes attentes.

On a continué comme tout cela avait commencé...février-mars-avril. Un jour, je t'ai demandé: que ferions-nous de plus si on était en couple officiellement? Et tu m'as invité à un souper de fête chez ton frère. Je t'aime chéri: j'avais envie de le crier... pas tout de suite, c'est vrai.

Une certaine fin de semaine, je dirais que c'est la fin de semaine marquante. Tu m'as invité à ton chalet. Wow! que tu es beau dans une cuisine en me préparant le déjeuner. Je t'avais déjà dis qu'on devait discuter toi et moi. Que j'avais des choses à te dire. Je t'ai annoncé que j'étais mariée et que j'habitais avec lui dans ma maison, mais en colocation. J'avais tellement peur que tu te sauves...quoi que j'avais plutôt peur que tu me mettes hors du chalet, c'est loin Duhamel ;) Mais non, tu m'as encore plus épaté que tout ce qui m'avait épaté chez toi auparavant. Tu es une merveille de compréhension et surtout un homme que j'aime.

À notre retour, je t'ai dis que je ne voulais plus de cette situation, sois je déménageais en appartement... et j'ai pris un gros risque: ou peut-être bien que tu pouvais acheter l'autre part de la maison et aménager avec moi? Tu as pris un risque encore plus gros et tu as dis oui.

Quelques semaines, et de nombreuses démarches administratives plus tard, je demandais le divorce, tu achetais la part de la maison et tu déménageais avec moi le 30 avril. On a passé miraculeusement bien à travers toutes ces épreuves toi et moi, tu m'as soutenue, écoutée, aimée. Tu as été patient et aussi compréhensif, même si ce n'était pas une situation facile. Je sais, peut-être bien que tu ne m'aurais pas choisi avoir su, mais ce qui compte c'est que tu m'as choisi pareille en sachant.

Et maintenant?

Et bien je comprends un peu plus notre histoire. Je sais que tu as fréquenté ton ancienne copine entre le mois de novembre et janvier et cela explique probablement certaines de tes réticences envers moi durant ce temps. Mais, je savais tellement... je savais tellement que je représentais beaucoup pour toi. Tes yeux m'ont toujours tout dit. J'ai appris plusieurs choses sur elle entre temps. Pour l'avoir suivie toutes ces années, tu devais l'aimer beaucoup je crois. Mais maintenant, je sais que tu as fait ton choix, et je suis ce choix. Ça me reste quand même un peu en travers de la gorge, c'est certain... quoique ce n'est pas mieux, moi et toute mon histoire. Ce qui compte maintenant, oui maintenant, car je n'en ai plus rien à foutre de toutes ces histoires passées...

C'est que tu es ici, je suis ici, dans cette maison qu'on remplie de vie et d'amour toi et moi.

Je t'aime mon amour, mon coeur, mon chéri!! Et je sais que tu m'aimes aussi beaucoup parce que... maintenant... tu me le dis.



vendredi 20 juillet 2007

Matchbook Romance

we drive tonight,
and you are by my side.
We're talking about our lives,
like we've known each other forever.
the time flies by,
with the sound of your voice.
its close to paradise,
with the end surely near.
and if i could only stop the car
and hold onto you,
and never let go
as we round the corner
to your house
you turned to me and said,
"i'll be going through withdrawal of you
for this one night we have spent."
and, i want to speak these words
but i guess i'll just bite my tongue,
and accept someday, somehow
as the words that we'll hang from.
and i, i don't want to speak these words.
'cause i, i don't want to make things any worse.
why does tonight, have to end?
why don't we hit restart,
and pause it at our favorite parts.
we'll skip the goodbyes.
if i had it my way,
i'd turn the car around and runaway,
just you and i.
and i, i don't want to speak these words.
'cause i, i don't want to make things any worse.

Une de mes chansons favorites avant que mon amoureux et moi on soit ensemble pour vrai!

mercredi 18 juillet 2007

Moi parler toi…

Passer les frontières, activité fréquente lors des vacances. On quitte son pays pour en découvrir un autre. On quitte sa langue pour être bercé par une autre mélodie.

Qui d’entre nous ne s’est pas essayé à quelques bribes d’une autre langue durant un séjour estival ? On rit de sa maladresse, de son accent, mais derrière ce côté ludique qui cache notre gêne de ne pas maîtriser la langue d’autrui se trouve un enjeu capital. Comment je me prépare à la rencontre avec l’autre ? Est-ce qu’avec arrogance je débarque chez lui en attendant qu’il comprenne ma langue ? Ne vais-je pas aborder n’importe qui à l’étranger dans ma propre langue et m’offusquer de son incompréhension ?

Attitude bien chauvine qui tend à affirmer la supériorité de ma langue et de ma culture. Et si ce n’était au fond qu’une misère humaine qui n’ose pas balbutier une nouvelle grammaire et s’avouer faible face à la richesse de l’autre. Se sentir étranger et devoir faire des efforts pour communiquer avec l’autre dans son propre pays me semble une expérience essentielle pour saisir que l’étranger n’est pas toujours l’autre. L’étranger c’est peut-être moi ?

Ces hommes et ces femmes qui vivent chez nous, sans être encore totalement chez eux dans notre culture ou dans notre langue, ne nous paraissent plus aussi étranges qu’auparavant, parce que nous nous souvenons qu’il faut du temps, de la patience et un accueil pour pouvoir habiter l’étrangeté de l’autre. Ce chemin ne se fait pas sans amour. Qu’il est difficile d’apprendre la langue d’un ennemi, alors qu’il est mille fois plus doux d’apprendre la langue d’un aimé !

L’été qui nous offre plus de temps que le reste de notre quotidien devrait nous aider à voir ce qui échappe souvent à notre regard. Que seul l’amour nous permet d’approcher et d’apprivoiser ce qui fait de l’autre un autre. Alors parlons la langue du cœur, celle qui dépasse toutes les frontières. L’été un espace pour oser la langue de l’autre ? Sans aucun doute.

lundi 16 juillet 2007

De vous à moi

Je n’ai d’yeux que pour lui
Et s’il disparaîssait
Je deviendrais aveugle

Je n’écoute que sa voix
Dont le silence durable
Me ferait devenir sourde

Et si un jour de glace
je ne le sentais plus
m’étreindre toute entière

alors, ce jour là
ma vie n’aurait plus de sens
tant la vie sans lui
m'apparaît insensée.

mercredi 11 juillet 2007

Je t'aime mon amour!!

... fall in love
"dans un coin de ma chambre, j'ai collé des étoiles, pour agrandir le ciel"



mercredi 4 juillet 2007

Apprendre à aimer la nuit

"Nous sommes tous dans le caniveau, mais certains d'entre nous regardent les étoiles." (Oscar Wilde)

Être heureux est-il une névrose ? Je veux dire, être heureux dans le sens où l’entend Nietzsche, trouver son bonheur et sa joie de vivre dans une « succession d’instants » de soleil, entrecoupés de brouillard et d’averses. Être heureux en surpassant les tempêtes du passé et plutôt qu’en les effaçant, en les reléguant au statut de fiction révolue, pour rêver l’optimisme de demain. Être optimiste, est-ce une névrose ? Et oublier, est-ce un échec, une troisième névrose ?

J’ai l’impression que de nos jours, le passé prend tellement de place que nous en oublions le spontané et l’instant présent. Que nous ne vivons plus que dans un fictif passé et pour un futur tendu à retrouver le passé.

Celui qui ne voit que la nuit trop sombre des souvenirs oublie de lever la tête vers les choses du haut : des points lumineux qui transpercent le présent et joignent l’avenir, nos étoiles. Celui qui a décidé de ne reconnaître que la couleur de ce qu’il connaît, le noir d’un passé-souvenirs, s’empêche de voir les couleurs plus douces de la nuit : la nuit grise, la nuit bleue, la nuit plus claire que le noir sans yeux ; la nuit verte comme l’émeraude, nuance entre le passé et l’avenir ; un demi-ton d’espoir entre l’impénétrable noirceur de la nuit-souvenirs, et le bleu azuré du jour-avenir.

La nuit est un présent d’attente, une aube imparfaite qui gît encore dans l’obscurité, un instant moiré de promesses : l’attente optimiste d’un demain qui viendra plus tard, bien plus tard, et irrémédiablement. Il faudrait parfois apprendre à aimer et à contempler la nuit.

"Il est grand temps de rallumer les étoiles." (Apollinaire)

Jeux de mots

Il existe 55 procédés pour créer des jeux de mots. À chaque semaine, je vous en apprendrai un nouveau et je vous en donnerai des exemples! Ceux qui en auront envie pourront essayer les jeux de mots à chaque semaine et nous les envoyer!

Voici le premier: La contrepèterie...

Il s'agit d'échanger ou de déplacer des sons entre les mots d'une phrase dans le but de proposer une nouvelles phrase de sens totalement différent. Dans la plupart des cas, un propose cocasse ou obscène se dissimule derrière la phrase.

- L'ingénieur brasse le béton à la tonne. (L'ingénieur brasse le téton à la bonne.)
- Ce banquier a un plan dégressif. (Ce banquier a un gland dépressif.)
- Les jeunes filles aiment le tennis en pension. (Les jeunes filles aiment le pénis en tension.)
- Taisez-vous en bas! (Baisez-vous en tas!)
- Pour calmer sa fiancée, il l'apaise en la berçant doucement. (Pour calmer sa fiancée, il la baise en la perçant doucement.)
- J'aime vachement votre frangin. (J'aime franchement votre vagin.)
- Il ne suffit pas que tu boudes, il faut aussi que tu penses! (Il ne suffit pas que tu bandes, il faut aussi que tu pousses!)
- L'épouse déplore que son mari soit mort fou. (L'épouse déplore que son mari soit fort mou.)
À votre tour!!

vendredi 29 juin 2007

Top 14 de choses que je n'ai PAS faites aujourd'hui

14- Manger une girafe hypoglycémique
13- Écarteler un curé asiatique
12- Pondre un oeuf malveillant
11- Faire frire un casque de moto Yamaha
10- Inventer une couleur
9- Mourir en attachant mon lacet
8- Faire un clin d’oeil complice à une gomme à effacer
7- Lécher une imprimante Lexmark
6- Vaporiser du liquide jaunâtre sur une surface rugueuse en microfibres
5- Dédicacer un livre que je n'ai pas écrit et dont le titre n'est pas: "Le défi de Steve"
4- Donner la définition du mot "imbroglio" à un juif hassidique en montgolfière
3- Découvert les joies inhérentes à la combustion spontanée
2- Bu du sang à même la coupe Stanley
1- Adopter une colonie de ninjas retraités

Je mets dans mon ptit panier...

Je suis en VACANCES! Alors j’ai décidé de faire une checklist de choses à apporter lors de mes périples dans le royaume du moustique québécois.

- Une spatule à tartes pour me battre avec des chefs indiens rencontrés en route.
- Un appareil photo pour photographier tous les pompistes aux dents croches du Québec.
- Des CD de relaxation pour aliéner mon compagnon de route.
- Un nain de jardin gonflable pour agrémenter mes nuits.
- Une brosse à dents pour échanger avec les indigènes contre des fourrures.
- Des sous-vêtements propres pour me mettre sur la tête après avoir trop bu.
- Un crayon surligneur pour surligner.
- Trois jeunes prostitués mâles asiatiques récemment évadés de prison.
- Un objet inanimé qui pue pour mettre sur la table de chevet du motel.
- Mon album à colorier Ma Petite Pouliche même s’il est déjà colorié.
- Un truc en plastique mou pour mettre des trucs en bois durs dedans.
- De l’amour et de l’eau fraîche pour vivre.

Questions novatrices

Le Kurdistan ou Le cure-dents 'sti ?
Les blocs LEGO ou Des blogs légaux ?
Un indécis ou Deux nains déçus ?
Des invertébrés ou Des verres teints zébrés ?
Thérésa Martin ou Martin Rezza (ou Mère Thérésa tant qu'à faire)
Légendes d'automne ou Le gendre détonne ?
Le consensus ou Le con sans suce ?
La noune à Voutt ou La bite à Tibi ?

Commencements d’aurores

Encore un jour…
appliquée à toucher l'indicible, je vertige de vivre.
Je recense les espaces de lumière et les commencements
d’aurores. Les cicatrices s’effilochent et se diluent au fil du temps.

Encore un jour à moi...
S’il faut que pour renaître, ma plume s’applique à l’inédit, je la laisserai franchir les parapets, quitter le fil funambule pour plonger à gauche dans les champs de lavande ou me rouler à droite dans les parfums du soleil.

Je m'enivrerai de l’herbe vagabonde et tanguera dans le roulis des vents sauvages.

mercredi 6 juin 2007

Comme on change

Sans s'en rendre compte, on change, physiquement et dans notre façon de penser, d'être, de croire, de rêver, d'espérer... C'est un changement en profondeur, qui s'immisce en nous dès notre adolescence, et qui s'amorce peu à peu jusqu'à grandir, prendre de l'ampleur et du pouvoir sur notre vie, et dans notre vision de la vie. Je me rends compte peu à peu que moi je n'ai pas été épargnée, je change, j'ai changé énormément, même sur des choses auxquelles j'étais absolument certaine de ne pas changer. Comme quoi on n'est jamais sur de rien.

Je ne sais pas à quel moment on se met à stagner, à quel moment on ne change plus, c'est à quel âge qu'on reste figé dans nos idées et nos convictions ? Je ne suis plus une ado, je suis une femme qui change comme parfois une ado pourrait changer. Bien entendu des choses plus "concrêtes" et plus "sérieuses" me retiennent, et cette fois je ne peux plus partir dans mes délires, dans n'importe laquelle de mes envies, ni dans n'importe quel rêve. Donc les ailes sont là, mais pliées, toujours aussi douces et avides mais elles restent pliées.

Ce qui me fait parfois peur c'est que j'ai la sensation que la société actuelle nous façonne: on a beau lutter, avec toute notre force, n'empêche on se retrouve à un moment donné à faire comme tout le monde parce qu'il faut bien manger et vivre même si on ne le vit pas forcément bien.

Ça me fais vraiment flipper de constater que des personnes qui avaient des rêves et des idéaux, ont tout lâché parce que tu comprends il y a des factures à payer. Et le soucis aussi c'est que ces rêves bien souvent pour les concrétiser et bah il faut de la thune et la thune tu fais comment pour en avoir et bah tu bosses et tes rêves tu les mets en stand by au fond de ton coeur.
C'est la vie.

Ici, c'est la vie. Je ne crois plus vraiment au mariage et à ses vertues. Je ne sais pas, tout le monde se marie et je ne ressens plus rien, ni de la joie, ni de la jalousie, ni de l'amertume, rien, nada, juste que je ne piges plus pourquoi ils se promettent monts et merveilles alors qu'ils savent très bien que ça ne durera probablement pas. Enfin pour moi le mariage c'est foutu d'avance, je n'y ais plus droit.

Tellement de valeurs que l'on prône et auxquelles je ne crois plus vraiment... Puis tout ça me fais chier cette volonté d'être ou de se sentir toujours "comme les autres". Il est des choses auxquelles on renonce parce qu'on sait, on se rend compte que rien n'est vraiment acquis et que rien n'est si facile. Et puis il faut aussi se ranger à mon âge, il faut se poser "avoir un statut" et ça me fais flipper doucement et lentement mon statut "divorcée". Alors je me fous des conventions et des qu'en dira-t-on, je continue de vivre selon mes envies que je veux assouvir. Quand elles sont là près de moi et bah je ne les lâche pas.

Le petit chaperon rouge à ma façon

"Va dans les bois, va. Si tu ne vas pas dans les bois, jamais rien n’arrivera, jamais ta vie ne commencera. Va dans les bois, va.”

Dans mon histoire le petit chaperon rouge ne s’égare pas dans la forêt, ne se fait pas dévorer par le loup! Non, il prit la mer et s’en alla voguer vers des îles, bravant le danger, les vagues. Plus il s’éloignait des côtes, plus il était heureux car libre bien qu’étant à la merci des éléments. Rien ne lui faisait peur, le bleu de la mer le ravissait, les mouettes étaient ses compagnons de jeux, le soleil donnait à sa peau cette belle couleur ambrée sentant bon le pain d’épices. Un beau matin alors que l’horizon se colorait d’orange, il aperçut enfin L’Ile, celle qui depuis des jours hantait ses nuits. Elle était là, roche rouge émergeant des eaux. À sa grande surprise, un loup de mer l’attendait, un de ces capitaines au long cours. Il était là depuis bien longtemps, il savait qu’elle viendrait et elle a tout de suite su que son Ile c’était lui.

Mais hélas les plus beaux rêves ont une fin. Sagement le petit chaperon rouge se dirigea vers la maison de sa grand’mère, chemin faisant, il fit une mauvaise rencontre et se laissa croquer.


Traces de pas...

Un soir un homme fit un rêve.
Il rêva qu’il marchait au bord de la mer avec un proche qu’il aimait.
Sur le fond du ciel se déroulaient des scènes de sa vie.
Il remarqua deux traces parallèles de pas dans le sable.
L’une, la sienne, l’autre, celle du proche.
Quand la dernière scène de sa vie s’afficha, il se retourna pour revoir les traces de pas sur la grève.
Il remarqua qu’il n’y avait qu’une seule suite d’empreintes de pas sur le sentier de sa vie.
Chose étrange, les différents intervalles correspondaient aux périodes les plus tourmentées de son existence.
Intrigué, il interrogea son proche :“Quand j’ai décidé de te suivre tu avais dit que tu marcherais tout le chemin avec moi. Et je vois qu’aux pires périodes de mon existence, il n’y a qu’une seule trace de pas !
M’aurais-tu donc abandonné justement quand j’avais le plus besoin de toi ? "
Le proche répondit :“Je t’aime et jamais je ne t’ai abandonné.
Tu n’as vu qu’une seule trace de pas dans le sable aux moments les plus difficiles de ta vie car à ces moments là, je te portais dans mes bras".

Merci à tous ceux qui m'ont aidé à traverser mon divorce et qui m'ont fait confiance dans mon choix!

mardi 5 juin 2007

Recherche...


Je recherche deux billets pour le spectacle de Justin Timberlake le 18 août! :P :P Je sais... j'y suis déjà allée récemment, mais bon coudonc je dois être accro!

dimanche 27 mai 2007

vendredi 25 mai 2007

Tout simplement...




Merci, tout plein de merci: pour toi, pour ton aide, ta compréhension, ton support, ta présence, ton amour, ta patience, ton déménagement, ta disponibilité, ton courage, ta douceur, tes baisers...

Tout simplement je t'aime!!

Rêve et réalité

La violence et la douceur, je vois tes yeux chercher les miens, ils veulent savoir jusqu’où, jusqu’où tu veux, mon bien-aimé, il n’y a pas de fin, cela ne peut finir. Personne ne pourrait effacer cet instant, pour toujours tu lanceras la tête en arrière, en criant, pour toujours je fermerai les yeux, laissant les larmes se détacher de mes cils, ma voix dans la tienne, tes bras me tenant serrée, il n’y a plus de temps pour fuir ni de force pour résister, cet instant-là devait être, cet instant est, crois-moi mon bien aimé, et cet instant sera, maintenant et à jamais, il sera jusqu’à la fin...

Sais-tu que tes yeux peuvent donner à la nuit les couleurs que tu veux?

Le plaisir naît du plaisir. La pluie qui ne cesse, un feu qui ne s’éteint, un corps qui ne finit. Un désir qui disperse les ombres. Nous ne dormons que pour être éveillés par le sel assoiffé de miel, par l’odeur du café à peine brûlé. Me brûle une soie que rien ne peut froisser, qui se tend davantage chaque fois qu’elle rencontre ma peau et crisse. L’air, caresse humide et tiède entre mes orteils, sur mes épaules. Une bouche qui dévore les présents du corps.

Alors entre le rêve et la réalité, ce temps de récréation m’est doublement nécessaire aujourd’hui. Le temps du désir et du plaisir, le temps de vivre…

J’avance vers mes rêves, relativisant le sens des réalités. Pourquoi me faire du souci ? Je vais accrocher mes ailes d’angelot et monter vers les hautes sphères de l’imaginaire, repousser mes frontières. Laisser les richesses de mon inconscient s’épanouir.

Bon week-end…

jeudi 24 mai 2007

Seulement deux ou trois papillons...


Le funambule glisse à la poursuite de ses chimères. La tête lui tourne un peu, il s’accroche à l’espérance. Sa danse s’est rétrécie piteusement sous l’assaut des pluies, ses pas sont désormais comptés. Petit homme miniature, étrange danseur flirtant sur la crête des étoiles…

Parfois il trébuche et le balancier hésite, à droite, à gauche, le souffle suspendu. Parfois il se hâte et s'envole à coups de cœur, à coups de passion et de fougue. Parfois hélas, il se fige en statue de pierre pétrifiée d’impuissance, foudroyée d'impotence.

Dans le grand parc aux certitudes soigneusement ordonnées, l’on peut voir en flânant, en mangeant son sandwiche, en buvant son coca, une forme étrange, figée entre terre et ciel, entre faim et soif, entre espoir et déroute. Et au delà du mouvement avorté d'un balancier devenu inutile, plane de ville en ville, l’écho rauque d'un cri invisible.

Les gens passent distraits…et tout en promenant le petit, la grand mère ou le chien, ils disent en souriant : quelle belle soirée d’été... !

Personne ne soupçonne (ou alors seulement deux ou trois papillons), le combat sans nom du marcheur obstiné…

Quelques questions sans importance

C'est quoi dit l'enfant en regardant l'oiseau saluer haut le soleil, pour ensuite se cacher dans le creux des nuages?
Ce n'est rien dit le frère, ce n'est qu'un vieux coucou qui s'essouffle en crachant ses moteurs...

C'est quoi dit l'enfant, planté bien droit devant l'océan, dont les clapotis réguliers lui promettent des secrets d'évasion?
Ce n'est rien dit le père, rien qu'une mare informe et sale, ne reste pas là, viens, dépèche-toi...

C'est quoi dit l'enfant, devant une terre malléable et féconde que ses petites mains avides ont hâte de modeler?
Ce n'est rien dit la soeur, c'est plein de boue ici, n'y mets pas les pieds, tu sentirais mauvais...

C'est quoi dit l'enfant, les yeux plein de bonheur serrant tout contre lui un petit bout de tendresse?
Ce n'est rien dit la mère, qu'un vieux tas de chiffon, tu es grand maintenant, il faut jeter ça...

C'est quoi dit l'enfant, un peu désemparé d'entendre la chanson monotone de toutes ces grandes personnes?
Mais ce n'est rien du tout, répondent-ils tous en choeur, que des choses sans importance, il faut grandir mon garçon...

Grandir? L'enfant hoche la tête et se demande comment grandir sans y perdre son âme...

vendredi 11 mai 2007

Tourner la page

J’ai tourné la page de mon livre d’histoire.
Un nouveau chapitre s’ouvre.
Je ne peux arrêter le temps.
Mes rêves m’appellent, me guettent, se dessinent.
Recommencer, toujours et encore, entreprendre…
Je sais qu’ils seront plus difficiles à réaliser,
Mais la peur de n’être pas à la hauteur
De mes propres rêves me gagne et me stimule.
Je me lance ce défi d’oser inventer ce présent,
Dont je deviens seule responsable,
Quand il n’y a encore rien et que tout est déjà là.

Parodie

Amusez-vous!

mercredi 9 mai 2007

Retour

Un petit mot rapide pour vous dire que je viens de ravoir ma connection internet... de retour demain avec des articles pour vous raconter tout cela!

vendredi 20 avril 2007

Au seuil de l’abattoir

Ils étaient arrivés là, au plus haut de l’éternité du monde. Ils s’étaient arrêtés, frappés de la stupeur blanche et la tentation fut grande de basculer dans le vide ou peut-être était-ce le plein, comment savoir ? L’homme et la femme immobiles se tenaient par la main et leurs sens alertés dévoraient en silence ces paysages démesurés. Ils croyaient voir les mêmes choses, entendre les mêmes sons, respirer le même air libre et sauvage. Et parce qu’ils étaient sûrs de vivre ensemble un moment de grâce, leurs doigts s’entremêlaient de tendresse infinie.

Mais tandis que l’homme contemplait subjugué les pétillements du soleil levant sur la neige frémissante, la femme se prenait à regretter que les rochers d’en face fussent orphelins de la caresse du soleil et du moelleux de la neige. Les rochers noirs faisaient tache cruelle sur son bonheur blanc.

- Ici on est à l’abri du vent … dit l’homme d’une voix feutrée. La femme alertée par ces paroles, leva le visage et le présenta au soleil, les yeux fermés. Pas un souffle de vent en effet à respirer en gourmandise. Mais elle, elle aimait d’un amour fou le vent sauvage qui giflait le visage et l’appelait sans cesse à la fougue, au meilleur d’elle-même.

- Il fait à ce point silencieux, murmura-t-elle d’un ton étrange, qu’on n’ose même pas respirer, qu’on n’ose même pas vivre. C’est trop immense, trop large, trop démesuré… Je t’en prie, il nous faut redescendre, revenir à la vie. Personne ne sait où nous sommes, les sentiers eux-mêmes l’ont oublié… L’homme la regarda soudain et ne la reconnut pas. La femme répondit à son regard et vit à ses côtés un étranger qu’elle ne connaissait pas. La neige implacable, l’infini blanc et vallonné de ces lieux perdus, le souffle irréel du vent dans les hauteurs, les rochers d’encre du monde d’en face, les avaient en un instant, séparés pour toujours. Même l’effort timide et lumineux du soleil levant fut vain. Leur amour s’enterra d’un seul coup dans ce tombeau immaculé.

Quand les blogs meurent...

Véritables stars du rock consumés par la gloire, sacrifiés sur l’autel de la notoriété virtuelle, les dinosaures de la bloggospère s’éteignent un à un.

Certains font face aux affres d’une fin sans gloire et meurent rongés par l’alcool et la cocaïne dans l’indifférence et l’oubli, tentant quelques posts désespérés pour raccrocher un public déjà bien loin. Terrible loi du marché, des mythes transformé en has been, quand le verni craque et les paillettes retombent. Lente agonie d’anciens demi-dieux, descente aux enfers d’anges autrefois sanctifiés par un lectorat avide et conquis.

D’autres arrêtent les frais avant la chute et se retirent, sentant que le sommet est aussi le bord du gouffre. Il n’y a plus de passion, plus d’envie, seulement le clinquant et l’artifice. La vérité des débuts, écrasée par trop d’éloges et de commentaires, a fait place à un système, une recette, je vous donne ce que vous voulez et fini l’authentique et le spontané. Les lecteurs sont encore là, souvent même de plus en plus nombreux, mais, sans l’effet psychotrope euphorisant de la décharge créative, la star craque et abandonne brutalement, laissant une cohorte de fans hébétés, abasourdis par l’incroyable nouvelle.

Et puis il y a les légendes vivantes, ceux qui brûlent toute leur essence intérieure, qui donnent tout et cherchent à mourir sur scène. La rage dans le clavier et le combat ultra médiatisé contre ses démons qui tourne mal. Il écrit, efface, tempête, arrête sa carrière et reprend deux jours plus tard parce que c’est trop dur, il se déteste autant qu’il aime son image infiniment magnifiée. Il cherche l’amour et crache sa haine, vomi la blogeoisie dont il fait partie. Le cinquante septième arrêt est le bon, définitif, véritable James Dean de l’écriture, overdose, prise de tête dans sa baignoire, suicide textuel inattendu.

On en parle avec une larme au coin de l’œil, le bon vieux temps, l’age d’or. C’étais la grande époque, les pionniers, Led zep de la phrase, esprit communautaire farouchement alternatif, vif, nerveux, électrique. Bloggosphère et Jack Daniel’s, comments chargés au LSD. Tournées triomphales aux quatre coins des liens, Paris – Montréal – Bruxelles dans la semaine, femmes nues dans les loges et hôtels de luxe.

Terminé. Les rescapés ne s’enthousiasment plus. Reste les vieux, mémoires vivantes, vestiges d’un ancien monde. On salue les mastodontes, sorte de Rolling stone qui tournent encore, le talent est là mais la fougue n’est plus la même. Aujourd’hui c’est la foultitude, des milliers de blogs qui asphyxient le marché, des éphémères, un tube puis plus rien, des grandes plates-formes commerciales liées à des majors, la mort programmée.

Qu’on se le dise « Blog’n’roll is dead ».

Mais pas encore le mien ;)

mercredi 18 avril 2007

Et si je tombais sur moi...?

Et si, au détour d'une route, je tombais soudain sur moi?
Serais-je étonnée comme devant une étrangère qui n'aurait avec moi rien de commun?

Serais-je déçue de n'être que moi, si quelconque, si banale, si terne?

Serais-je au contraire et d'emblée en pleine connivence, émerveillée de me trouver dans une étrange complicité sans avoir eu à prononcer une seule parole?

Passerais-je mon chemin, indifférente ou impassible? Tenterais-je au contraire d'entrer en contact avec ce double dont j'ignorerais tout, mais qui m'intriguerait tant qu'il me faudrait absolument percer l'énigme?

Sorcière ou princesse

La nuit, en s'endormant, elle ouvrait sa mémoire.
Elle entrebaillait la porte de chêne lourd de sa grande armoire et s'y glissait en silence. Il ne fallait surtout pas que quelqu'un soupçonne qu'elle allait pendant deux ou trois heures partir dans les profondeurs de sa vie, qu'elle allait selon son humeur se déguiser sorcière ou princesse.

Elle se nichait bien serrée dans une couverture qu'elle avait placée là pour accueillir ses rêveries solitaires. Elle s'abandonnait à l'ivresse de partir dans sa tête. Promesses d'aventures jamais déçues pour la fillette qui alors devenait audacieuse et rebelle.

Quand elle décidait de s'habiller princesse, ses yeux se coloraient de douceurs bleues et de paroles de miel. Elle s'allongeait sur la couverture, les lèvres tendues pour recevoir le baiser qui l'éveillerait à la vie qu'elle appelait de toute son âme. Parfois même, elle ouvrait les bras dans l'appel éperdu des caresses qui tiraillaient son ventre de si étrange façon parfois...

Quand une journée pétrie d'interdictions la conduisait à devenir sorcière, elle se redressait au contraire, les pupilles dilatées et vengeresses, amazone ou louve, elle ne savait pas trop. Alors elle était un peu effrayante, la fillette aux prunelles grises, à la chevelure noire ébouriffée.
Et s'il arrivait que sa mère entrât dans la chambre de ses insomnies vagabondes, elle lançait les bras au ciel, se plaignant de ne pas reconnaître comme sienne, cette enfant si différente qu'on aurait pu la croire engendrée par une vraie sorcière, d'un temps révolu, de celles qu'on condamnait au bûcher, vous voyez...

C'est ce qu'elle disait en criant, en reconduisant l'enfant de force dans le lit déserté et froid.
Et la fillette déjà louve, prenait cela pour un compliment.

mardi 17 avril 2007

Je connais des pays...

Il y a le pays d'avant, celui de l'enfance dont on garde pour toujours la nostalgie heureuse ou la détresse collée sur sa vie comme un chewing-gum sous un soulier. Mon enfance est un chewing-gum qui s'est collé dans mon dos, je ne sais même plus qu'il est là.

Il y a le pays de là-bas, celui dont on rêve derrière ses yeux et qui cogne parfois dans les tempes et que personne personne ne devine qu'on y rêve, le pays intouchable, inaccessible et pourtant si présent...

Il y a le paradis artificiel, celui dans lequel on s'enfonce avec plein de cacophonies dans les oreilles pour ne pas entendre la petite voix qui dit que non, qui dit qu'on y perd jusqu'à son âme. Et que peut-on faire d'un corps ou d'une vie sans âme, je vous le demande...

Il y avait bien le paradis sur terre, mais il a disparu des catalogues, plus moyen de le trouver, même pas chez les VIP, juste quelques miettes parfois dans des endroits inattendus, ordinaires ou marginaux. Pas de prix pour ce paradis, faut se défaire de ses peaux et de ses oripeaux et accepter de se laisser toucher. Oui...

Il y a le bout du monde, qu'on n'est pas près d'atteindre encore et c'est tant mieux (ou tant pis), parce que derrière il y a la chute dans le gouffre du néant. Ça fait peur hein, dit comme ça? Mais peut-être le néant est-il plus facile à vivre que le non-néant, qui peut le dire?

Il y a le pays qui n'existe pas encore, celui de la quête, des questionnements, des remises en question, des départs. Il faut du courage parfois pour partir, contrairement aux idées reçues. Les idées reçues sont des bonsaïs, vous savez bien, ces plantes soi-disant très jolies, très élégantes, à qui on coupe les ailes trois fois par an, clac d'un coup de cisailles bien placé...

Il y a le monde intérieur, celui dans lequel je me blottis parfois. Ou bien sans partir ailleurs forcément, celui dans lequel je me tapis quelques minutes en descendant au plus profond de moi-même, pour retrouver ma source vive, là où je peux me désaltérer.

Ne fermez pas la porte

Ils vont et viennent, inlassablement
ils partent et puis reviennent.
C'est la longue caravane des hommes et des femmes
et puis des enfants aussi
avec dans leurs bagages seulement l'Espérance
je vous en prie, ne fermez pas la porte...

Ils viennent du bord de leur rivage
du haut de leurs collines
ou des coins sombres de leur ville.
Ils ont sur le visage la couleur de leur terre
et dans la bouche les mots de leur pays
on ne les comprend pas toujours.
Ils nous déroutent souvent, nous inquiètent parfois
ne fermez pas la porte...

Ils sont parfois si différents de nous
et pourtant si semblables
qu'importe leurs coutumes
dans leur poitrine bat un coeur semblable au nôtre
capable d'aimer, capable d'espérer
ne fermez pas la porte...

Ce qu'ils ont dans le coeur se lit sur leur visage
l'inquiétude et l'angoisse, ils les racontent sans paroles
il n'y a qu'à voir les mains
il n'y a qu'à voir les yeux
c'est une langue universelle
qu'on n'apprend pas sur les bancs de l'école.
Je vous en prie ne fermez pas la porte...

Ça ne s'explique pas je crois

Tu vois, ce petit bonheur-là, je ne suis pas capable de l'expliquer longuement. Je veux dire, avec des mots de philosophe.

Je range deux trois trucs dans la cuisine, j'écoute deux trois trucs à la radio, je regarde deux trois trucs à la TV, je dis deux trois mots à mon copain, je tape deux trois mots sur le blog, je fais deux trois pas dehors, enfin je surveille comme ça d'un oeil mes choses de la vie ordinaire, et soudain ça se passe... je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas comment, mais je me sens traversée par un grand élan de bonheur.

Ca ne s'explique pas, je crois, C'EST...

dimanche 15 avril 2007

Mon amende est de...

Tag de mon ami JS! Mon amende est de 490 $.
Vous n'avez pas à confesser vos réponses, seulement le montant de votre amende.

1- Fumer du Pot-- 10$
2- Fait de l'acide -- 5$
3- Déjà fait l'amour à l'Église-- 25$
4- Vous réveiller le lendemain matin ne sachant pas qui est la personne à vos côtés-- 40$
5- A déjà fait l'amour avec quelqu'un d'un site de rencontre-- 25$
6- A fait l'amour pour de l'argent-- 100$
7- A fait l'amour avec un puertoricain-- 20$
8- A déjà vandalisé quelque chose-- 20$
9- A fait l'amour sur le lit de vos parents-- 10$
10- A déjà battu quelqu'un-- 20$
11- Vous êtes fait voler-- 10$
12- Vous habiller comme le sexe opposé-- 10$
13- Vous faire donner de l'argent pour vous deshabiller-- 25$
14- Tomber en amour avec un danseur ou danseuse nu-- 20$
15- Embrasser quelqu'un dont vous ignorier le nom-- 10$
16- A déjà flirté avec quelqu'un du meme sexe au travail-- 15$
17- Déjà conduit ivre-- 20$
18- A déjà travaillé ivre-- 50$
19- A déjà utilisé des jouets sexuels-- 30$
20- Vous souler, perdre connaissance et ne pas se souvenir de la nuit d'avant-- 20$
21- Vous baigner nu-- 5$
22- A fait l'amour dans une piscine-- 20$
23- Embrasser quelqu'un du meme sexe-- 10$
24- A fait l'amour avec quelqu'un du meme sexe-- 20$
25- A trompé votre conjoint(e)-- 10$
26- Vous masturber-- 10$
27- A trompé votre conjoint(e) avec quelqu'un de sa famille ou un de ses amis-- 20$
28- Fait l'amour oral-- 5$¸
29- Fait un 69-- 5$
30- Fait/recu du sexe oral dans une auto qui se déplacait-- 25$
31- Voler quelque chose-- 10$
32- Fait l'amour avec quelqu'un dans une prison-- 25$
33- Fait un film porno à la maison-- 15$
34- Fait un trip à 3-- 50$
35- A fait l'amour dans la nature-- 20$
36- A déjà été dans la meme pièce que quelqu'un qui faisait l'amour--25$
37- A volé quelque chose de plus de cent dollars-- 20$
38- A fait l'amour avec quelqu'un de plus de 10 ans que vous-- 20$
39- A fait l'amour avec quelqu'un mineur lorsque vous étiez majeur--25$
40- A déjà été en amour avec deux personnes ou plus en même temps-- 50$
41- A déjà dit a quelqu'un que vous l'aimiez mais ce n'était pas vrai-- 25$
42- Se promener nu-- 5$
43- A fait du nudisme en plein jour-- 15$
44- Vous êtes fait arreter par la police-- 5$
45- Passer du temps en prison-- 15$
46- A déjà uriné dans une piscine-- 50$
47- Jouer à la bouteille-- 5$
48- A fait quelque chose que vous regretter-- 20$
49- A fait l'amour avec votre meilleur ami-- 20$
50- A fait l'amour avec un de vos collègues de travail-- 25$
51- A fait l'amour anal-- 80$
52- A menti à votre conjoint-- 5$
53- A menti à votre conjoint en disant que le sexe était bon-- 25$

jeudi 12 avril 2007

Gouttes de tendresse

La pluie tourne dans le vide des rues étranglées. Gouttes d'absence.
Elle dort.
La pluie danse dans la pénombre des temps anciens. Gouttes d'évasion.
Elle s'envole.
La pluie hésite, tente en vain de tisser des velours de quiétude. Gouttes de détresse.
Elle se tait.
La pluie se bat, se rebelle, combat, frappe, cogne, blesse. Gouttes de violence.
Elle meurt.
Le silence bouge sec et dur, il tremble, s'évanouit à l'usure.
Elle rêve un peu fou.
La pluie fait reculer le désert.
Elle chante.
Juste une note. Peut-être deux. Comme ça. Pour rien. Pour la tendresse...

Excuse-moi de te demander pardon!

Excuse-moi...je te présente mes excuses...mille excuses...scuse me...je m'excuse...

Ces petits mots qui font partie du code de bonne conduite de la société, ne portent finalement pas à conséquence. Ce ne sont que des mots, utiles et nécessaires certes, mais qui n'engagent ni celui qui les prononce, ni celui qui les reçoit: d'ailleurs ce dernier s'empresse de répondre: de rien...c'est oublié...pas de souci...et autres formules du même genre. Formules passe partout lancées machinalement.

Pour moi tant qu'on est dans les excuses, on demeure dans la première couche, la couche superficielle du "reconnaître son erreur". C'est suffisant pour les petites choses qui traversent notre quotidien, du genre je ne tiens pas la porte qui se referme un peu fort sur la personne qui suit, oh! pardon!... ou bien j'ai oublié de te rapporter un livre, je m'excuse... je suis en retard ...excuse-moi...etc.

Demander pardon, être capable de demander pardon pour moi est une tout autre démarche, bien plus engageante, pour les deux parties en présence: un pardon suppose d'abord une faute, ensuite une fameuse prise de conscience de la part du fauteur, un regret vrai et un désir de le signifier en le disant à l'autre.

Beaucoup de gens se rendent coupables de toutes sortes d'actes "fautifs", mais ils font semblant de rien, et jamais au grand jamais ne se tournent vers celui qu'ils ont lésé, ou auquel ils ont fait du tort pour reconnaître leur erreur...

Ce n'est pas une démarche facile et peut-être que l'offensé n'accordera jamais le pardon, mais c'est là sa responsabilité à lui (ou elle) ce n'est pas de cela que je parle aujourd'hui.
Quel est le parent qui demande pardon à son enfant de l'avoir frappé, de s'être laissé aller à la colère, d'avoir été injuste...Le plus souvent, après s'être calmé on ne dit plus rien, on fait semblant de rien, et l'enfant reste avec un sentiment d'injustice fort. Ou alors il perd ses repères puisque les parents sont sensés de pas commettre de faute.

Quel est le chauffeur imprudent (ou le chauffard) qui après avoir causé un accident va prendre la peine d'écrire ou de se manifester pour "demander pardon"? On laisse la justice se faire, elle est là pour ça, elle remplit le rôle d'indemniser la victime, pas besoin de faire une démarche personnelle.

Quel est le journaliste qui reconnaît avoir nui à tort à la réputation d'une personne qui en a souffert le martyre? Quels sont les avocats, juges, directeurs d'école ou d'institution, les hommes politiques, les prêtres et hommes d'église, bref tous ces gens influents... qui ont le courage de s'adresser aux gens auxquels ils ont fait un tort parfois "mortel" pour reconnaître leur faute, le dire et tenter de la réparer?

De toutes façons, n'est-ce pas, pour le coupable, ce n'est jamais de sa faute n'est-ce pas?

Réflexions enneigées

J’étais assise là, dans mon salon, à regarder la neige tomber inlassablement, comme si le ciel était fendu en deux. J’aime me perdre dans la vision de la pluie ou de la neige se déversant sur les maisons. Je sais, on serais supposé être au printemps, mais bon...

Je peux rester des heures ainsi, dans le silence de mon chez-moi, à observer ce phénomène de dame nature, et je me perds dans mes pensées. Je pense peut-être trop, mais j’aime me trouver en pleine réflexion ainsi, ininterrompue, seule face à moi-même, seule en moi-même. En profiter pour clarifier mon esprit, l’épurer de toutes pensées nuisibles. Et croyez-moi, y’a rien de mieux.

Avec les gros flocons déferlant sous mes yeux, le ciel blanc immaculé, je me suis laissée transportée. Ma tête, remplie d’idées, de souvenirs, de scénarios, de visions du passé, de prédictions du futur. Et je me suis rendue compte que j’étais prise dans l’instant présent. Celui que les psy disent de vivre à plein. Le moment présent. Je l’ai vécu. Pleinement, intensément, ardemment. À m’en fendre l’âme, le cœur, les tripes. J’ai revu l’intégralité des derniers mois de ma vie. Je me suis avoué à moi-même combien depuis six mois, ma vie ne m’a pas apporté beaucoup de bonheur. Au contraire, elle m’a apporté des milliers de problèmes. De tout ordres confondus. Travail, amitié, famille, argent, santé, amour. Y’a rien qui tournait comme sur des roulettes. Rien! La seule bonne chose que j’ai concrètement vécu et qui me sera bénéfique, c’est d’avoir demandé le divorce.

Pour le reste, des bonheurs futiles, éphémères, faux à la limite. Oui, faux. Parce que j’ai une malencontreuse tendance à voir les choses plus belles qu’elles ne le sont. J’en ai besoin, j’imagine. C’est puissant la force de l’esprit. Mais ça l’est pas. Dans mes réflexions enneigées, j’ai compris que tant que je vais perpétuer à m’enfermer moi-même dans de faux bonheurs, je ne serai jamais libre. Libre. Sereine. En paix.

Je la veux cette paix, la paix d’esprit, la liberté d’être ce que je veux être, sans bâtons dans les roues, sans faire ce que les autres veulent, mais ce que moi je veux. Est-ce que j’en demande trop? Parce que quand je suis moi, la vraie de vraie, je fini toujours par agir et être en fonction des autres. Je suis tannée de ça. Écoeurée même. Je perds tellement de temps à essayer de ne pas blesser personne, ne pas risquer de les décevoir, de tout donner, même mon âme, juste pour qu’ils soient heureux. Mais moi, je ne le suis pas. Ce n’est plus de me refermer face à l’extérieur, c’est d’affirmer ce que je suis, comment je suis, sans plus un seul compromis. J’en ai trop fais. Beaucoup trop.

Et pourquoi au juste? Eh bien, je me suis répondue aujourd’hui : par besoin. Je suis paradoxale au point que je fais tout pour être un tant sois peu aimée, appréciée, reconnue. Et je sais pourquoi, aujourd’hui (vais-je le savoir encore demain?) c’est simple; je donne un accès complet à ma petite personne. Et là, les chances d’abus sont disponibles. Et bien, je n’en veux plus de ces compromis. J’ai le droit d’être qui je suis. De dire et faire ce que je veux. J’ai le droit d’être moi. Et si être moi, ça signifie aller au bout de moi, je le ferai. Pour moi. Pas pour les autres. Parce que même si certaines (très peu) de personnes en valent la peine dans ma vie, ceux-ci comprendront. S’ils m’aiment vraiment, ils comprendront que j’en ai assez. Pensez-vous?

Même si la neige printanière n’est pas agréable et que l’on préférerais tous le soleil, je vous avoue que je suis contente qu’elle soit tombée sur ma tête embrouillée aujourd’hui. Car elle m’a éclairée d’un soleil tout autre…

mardi 10 avril 2007

Tiers monde


Lundi, jour ordinaire

Je fais la queue à la caisse du super marché, c'est lundi, le frigo est vide. On m'a fait remarquer ce matin qu'il n'y avait plus rien à manger. (Ça me rappelle quelque chose tiens, c'est comme quand moi je dis que je n'ai plus rien à me mettre....d'ailleurs c'est vrai en plus, je dois absolument m'acheter dix ou douze deux ou trois jolis trucs d'été... je n'ai plus rien à me mettre).

Donc je fais la queue, impatiemment , il y a du monde, faut croire que mon frigo n'était pas le seul à être vide.

Je râle un peu pas mal, il n'y a que deux caisses ouvertes. Mais zut, je n'ai pas que ça à faire, moi, on m'attend pour...pour...euh...j'ai oublié pour quoi, mais je vous jure que c'est très important. Très! D'ailleurs je suis pressée, la preuve!

Je fais la queue, la dame devant moi a disposé tous ses trucs sur le tapis roulant: je me dis que si c'est comme ça qu'elle compte faire attention à sa ligne, franchement il n' y a là que des crasses, chips, saucissons gras, bonbons fluo, chocolat en veux-tu en voilà, des dizaines de bouteilles de coca pas light du tout.

Pendant que j'attends impatiemment, je regarde fièrement le contenu de mon chariot: salades, fruits, légumes, eau, yaourts et quelques bouteilles de bon vin rouge, oui madame!

La dame aux saucissonscocachips s'interrompt soudain l'air inspiré: mon dieu elle a oublié quelque chose, dit-elle en me bousculant violemment légèrement, elle plante tout là et court dans une allée pour en ramener dix une minute plus tard, un bocal de mayonnaise alourdie d'huiles et de graisses...beurk

Bon cette fois c'est la bonne: la caissière commence le compte.
La dame reprend l'air inspiré que je redoute, me rebouscule et repart à toute allure jusqu'au fond du magasin pour aller chercher des biscuits fourrés à la crème.
La caissière soupire, me lance un regard de connivence, je fulmine au secours je vais être désagréable je le sens.

La dame revient toute souriante, toute guillerette, pose son paquet de biscuits à 1000 calories chacun et me dit : j'ai failli l'oublier celui-là, mais je m'en suis souvenue à temps...

Le vide clos

Le vide me remplit de néant, comme un trou béant. Il m’entoure de noirceur, de froideur. Le vide intérieur, dans mon âme, dans mon cœur. J’ai perdu mes repères, mes balises. Ceux que j’ai acquis, imaginés, inventés ou créés. Est-ce que tout cela était le fruit de mon esprit, de mes pensées. J’ai envie de fuir, de me cacher, à jamais de me refermer. Le vide me poursuit, comme un ennemi. Chaque fois où je perds ce que j’aime, j’affectionne.

Et mes larmes sanglantes déversent des torrents. Des milliers d’adieux que j’ai du crier, hurler. Je reste là agenouillée, suppliant, mendiant. J’ai perdu la tête, pendant si longtemps. Que je ne sais plus comment me retrouver. Je suis déstabilisée, enlisée.

Le vide me consume, me brûle jusqu’à l’os. Ses flammes infernales dansant sous mes yeux apeurés. Seule face à son reflet, à mon image défigurée. Et mes promesses d’oublier s’envolent, dans une épaisse fumée. Dans les cendres gisant sur le plancher, se trouve mon être meurtri. J’ai chuté de si haut, je ne sais plus comment remonter.

Le vide de l’ennuis m’envahit. J’en tremble, j’en frissonne. Comme des glaçons immenses entrant dans mes entrailles, qui me poignarde. Sous mes airs forts, je m’effondre et je fonds. En milliers de pleurs traversant mon corps, de secousses si intenses. Fragile, brisée, usée.

Le vide clos, ferme sur moi ses portes d’acier. M’enchaîne dans ses limbes, m’entraîne dans sa haine. Ma folie me dit, que je recommencerais si on me disait oui. Faible devant ce besoin incommensurable, incapable de me corriger. Devant ma douleur, je ne peux contrôler ma peur. Et je sais que je tomberai encore. Et le vide me laissera sans rien. Plus rien.

***Écrit avant mon divorce

samedi 7 avril 2007

Dis moi


Dis-moi que tu m'aimes! J'en ai besoin à tous les jours!

vendredi 6 avril 2007

Blanche-neige la suite...

De tout mon coeur

De toi à moi ce n'est pas un mystère
Tu sais que mon cœur ne sait pas se taire
Aujourd'hui est un samedi de bonheur
Cadeau parfumé de douceurs
Juste pour enivrer ton cœur
Arômes sucrés de baisers versés
Aux doux mots susurrés
Délicieux éclats de tendresse
Velouté de caresses
Quelques pétales quelques années
Un bouquet de mille baisers
À défaut de ne t'offrir les roses
Mes lèvres sur les tiennent se posent
Friandises aux couleurs incendiaires
Impatiente ma bouche s'approche et se libère
D'une aubade éphémère

Un GROS crapaud!!

Curiosité

Je suis curieuse, tant et tellement que je ne peux m’empêcher d’épier les gens. N’allez pas croire que je me cache derrières les bosquets et que j’y reste tapie dans l’ombre à vous surveiller, bien sûre que non. Mais pour moi, de regarder les gens quand ils ne savent pas que je les observe m’offre une toute autre perspective de la race humaine. Quotidiennement, je me promène et observe. Je m’assois sur un banc, dans un parc et je me berce dans les regards des autres. Essayant de percer leur mystère, leurs pensées. À les regarder vivre ainsi, sous mes yeux avides. Avides de curiosité. Avides de compréhension.

La curiosité qu’est mienne touche à tout, j’adore apprendre, en savoir plus, aller plus loin. Persévérer à connaître le plus de choses possible. Me nourrir de connaissances, diverses, en tout domaines, mais en autant que cela touche à l’humain. Approfondir ce qui m’est donné afin de bâtir ma propre sagesse sans jamais atteindre la limite. Car l’humain n’en a point. Il est une source d’information incommensurable. Et je ne veux que m’en abreuver plus, comme une fontaine de jouvence pour l’âme. Ma curiosité me mène sur tes terrains jamais visités, et je les visite en m’émerveillant de chaque découverte.

Pour moi, cette curiosité me porte à réflexion. Elle me fais me questionner, sur moi-même, sur les autres. Sommes nous si différents, même si des lunes nous séparent de notre prochain? Sommes nous si semblables, même si on ne trouvent aucunes ressemblance entre nous et l’autre? Le questionnement n’est-il pas aussi signe d’intelligence? Bah, et puis, l’important, c’est de s’y intéresser, non?

Dans les belles rues du Vieux Montréal, j’entrevois un jeune homme, bien habillé, appareil photo en main. Je ralenti le pas et le regarde. Me demandant quelle était sa vision de la photo qu’il s’apprêtait à prendre. Sous quel angle voyait-il la scène qu’il allait immortaliser. Je m’approche et vois qu’il photographiait une peinture. Il avait mis le canevas sur le sol, dans le gravier, appuyé contre un mur de brique, empli de graffiti. La beauté de l’art et l’anarchie des graffitis violents, inter reliés, pour une photo magnifique. J’ai compris sa vision. Et je lui ai souris, à ce jeune homme visiblement fier de son idée. À travers sa vision, je me suis reconnue moi-même. Dans mon paradoxe.

J’épie, je surveille, mes yeux verts rivés sur vous, sur eux, sur nous. Et j’aime apprendre à voir à travers vos yeux, leurs yeux. J’aime savoir que cette curiosité me mène à un de mes seuls réels buts dans cette vie qu’est la mienne : comprendre. Comprendre l’humain. Comprendre l’homme, la femme, l’enfant, le jeune, le vieux. Comprendre toute la complexité de ce que nous sommes. En terminant par me comprendre moi-même. Et me rattacher au fait que oui, nous sommes tel que nous sommes, tous humains. Je choisi de rester curieuse… et de m’en nourrir de cette belle qualité qu’est la curiosité!

L'étincelle essoufflée

Essoufflée. Parce que quand je vis des moments de pure intensité, ensuite, je suis à bout de souffle. Comme vidée, épuisée. Et je ne veux qu’en vivre d’autres, qui m’insufflerons encore cette brise si puissance, qui me fera renaître encore un peu.

Un souffle de vie, transmis par des mots, une voix, une action, un petit quelque chose qui crée une étincelle. L’étincelle qui remonte l’échine, comme un frisson divin. Celle qui se ressens partout et nul part à la fois. Qui rejoint la racine même de mon être. Celle qui bouille dans mon ventre. Qui côtoie les papillons qu'il crée. Celle qui veut te brûler aussi. Car sans étincelle, je meurs à petit feu.

La braise de la vie brûle en moi. Comme un charbon ardent. Elle se consume tranquillement, lentement. Et ceux qui y crée des étincelles la garde en vie. Un souffle sur ce charbon, et je revis. Mais quand il n’y a plus rien, le charbon s’éteint. Il terni. Devient froid. S’essouffle. Et ne brûle plus. Et j’attends ce feu inlassablement. Celui qui jaillira de moi comme un volcan. À la prochaine étincelle…

jeudi 5 avril 2007

Divorce...amiable???

Ouf grosse journée. Ce soir mon ex conjoint et moi avons rendez-vous chez l'avocate pour conclure l'entente concernant la séparation des meubles et de la maison. Il déménage pour le 1er mai, ça s'en viens vite. Il part avec moins de meubles que je n'en garde, je dois donc payer pour les meubles qui restent dans la maison. Le problème c'est que mon nouveau copain achète ses parts de la maison ainsi que ses parts des meubles. Il offre un montant d'argent inférieur à ce que mon ex conjoint demande: c'est certain, il essaie de négocier les prix, il achète des meubles qu'il ne choisit pas. Pour 4000$ de différence, mon ex a refusé son offre cet après-midi. Je lui ai donc proposé de lui payer le montant exact qu'il demande, mais en échange, puisque je vais devoir payer 4000$ de plus de ma poche, je vais faire une demande de pension... j'ai un très petit salaire, un emploi sans aucune stabilité et je me retrouve avec plus de dettes. C'est un droit acquis de demander une pension quand ton rythme de vie doit diminuer après un divorce et que tu fais un moins bon salaire que l'ex conjoint. Il a donc le choix entre un plus petit montant d'argent et aucune pension à me payer, ou le montant d'argent qu'il désire et une pension mensuelle assez élevée. Je ne voulais pas en arriver à cette étape, je trouve ça "chiant" ma demande, mais bon... je me retrouve avec tout plein de dettes sinon et je ne peux pas changer l'offre de mon nouveau copain.

Il est parti de la maison fâché, disons que j'ai mérité une tonne de noms affreux, une scratch sur une porte et des objets brisés. Au moins j'ai l'assurance qu'il se présente chez l'avocate ce soir, mais je n'ai aucune idée de l'entente qu'on va obtenir. Il peut refuser de me vendre sa part de meubles, donc je fais pareil, je refuse d'y vendre ma part, on serait obligé de tout vendre et on ne ferait pas grand argent, en prime je lui demanderais une pension. Donc je pense c'est la pire solution à choisir pour lui entre les trois options.

C'est juste affreux comme situation, c'est très désagréable à vivre. J'ai hâte de conclure tout cela. Je crois qu'il n'a pas le choix de prendre un plus petit montant d'argent sans me payer de pension, logiquement c'est la meilleure option pour lui. Mais il avait l'air a vouloir prendre le montant au complet plus une pension à me payer. Il pense pouvoir se sauver de la pension, il va être surpris si c'est ce qu'il croit. Je préfèrerais de beaucoup ne pas avoir de pension, même si j'y gagne assurément plus. Cela entretiendrais un lien entre lui et moi et en même temps je n'ai pas envie que le divorce y coûte aussi cher.

Pensez fort à moi ce soir 19h, c'est là que ça doit se régler. Disons que j'ai moins de temps pour écrire ces derniers jours, c'est compliqué un divorce.

mardi 3 avril 2007

L'ombre qui avait des rêves de liberté

Incroyable, inconcevable
j'ai perdu mon ombre!
Je l'ai conçue, je l'avoue
un soir de pure folie:
j'avais besoin d'un double
d'une copie conforme d'un duplicata
plus vrai que nature.
J'ai donc repris à la hâte
déjà froissé dans la corbeille
mon brouillon inachevé.
Je l'ai réhabilité
déplissé avec grand soin
l'ai posé dans un cadre
cerclé d'or
sur le piano du salon.
Et quand je claque des doigts
l'ombre sourit gentiment, poliment
c'est magique!
Mais voilà que mon ombre
a disparu de son cadre.
Le brouillon s'est-il payé
un rêve de liberté?
Le double a-t-il imaginé
devenir l'original?
L'ombre a-t-elle décidé
d'ignorer le doigt qui claque?
Incroyable, inconcevable...

Dialoguons

Trop de dialogue finit-il par tuer le dialogue? Trop d'échanges "profonds" nuisent-ils à une relation simple et fluide? Est-ce utile d'être sans cesse dans l'approfondissement du pourquoi et du comment? Et de le partager systématiquement à l'autre? Risquant ainsi de le blesser ou pire de le lasser? Et d'alourdir fameusement une relation qui doit à chaque fois peiner pour sortir de la moindre petite incompréhension?

Mais il est clair aussi que trop peu de dialogue tue la relation... Si rien n'est échangé, du moins rien qui aurait besoin d'être échangé pour une meilleure compréhension, pour dissiper des malentendus, pour créer une connivence et une intimité, on sait bien que cela finit par faire des routes séparées, des étrangers l'un pour l'autre.

Alors quoi? Faut-il là aussi un juste milieu? Mais quel juste milieu? Et quel en serait le moyen le plus adéquat? La parole ou l'écriture, le verbal ou le non-verbal?

J'ai un ami qui, quand un malentendu ou une incompréhension nous sépare, ne souhaite pas trop en parler, ou s'il accepte, ce doit être vite fait bien fait. Il n'aime pas l'atmosphère de lourdeur que crée immanquablement une discussion, même menée avec respect et calme. Ce qui est passé est passé, dit-il, on n'y revient pas: la vie est courte, il faut la vivre au présent. Moi cela me laisse frustrée, car j'aime que les malentendus soient dissipés, clarifiés, expliqués. Pourtant je dois reconnaître qu'à partir du moment où je lâche ce désir de clarification à tout prix, que je me réinstalle au présent dans la relation amicale à laquelle je tiens, les choses difficiles s'évaporent sans avoir eu le temps de se transformer en vilaines tumeurs.

Faut-il gratter les plaies pour en enlever le pus et leur donner une occasion de guérir?Ou faut-il au contraire cesser de les gratter, de les triturer pour qu'elles cessent de s'envenimer?

Mais finalement n'est-ce pas une douce illusion de croire qu'on peut tout partager avec l'autre, les autres... Tout ceci ne nous renvoie-t-il pas à notre solitude existentielle? Oui, je sais, c'est sans doute très réducteur de poser la question en ces termes... toutes les nuances sont possibles dans le dialogue et la relation, et il faut sans doute apprendre à écouter ses intuitions pour se couler dans le bon pour soi.

lundi 2 avril 2007

Dis-moi quelque chose

Je connais des voix qui sont pleines, ou qui me remplissent de leur vibration, qui me nourrissent, qui m'enrichissent...je connais des voix qui m'envahissent comme une musique bienfaisante, qui chantent et vibrent en ondes de fougue et de vie...

Je connais des voix qui sont vides, ou qui me vident de ma substance...
Je connais des voix monocordes qui ont oublié comment c'était de grimper vers l'enthousiasme, qui sont rentrées dans le rang de la médiocrité, de la grisaille... des voix mortes.

J'aime les voix de ceux que j'aime...

dimanche 1 avril 2007

Poisson d'avril!


Comment reconnaître un blogueur

- au bureau, il ne rit jamais, il dit « lol »
- il fait des double-clics pour passer de Z Télé à Radio-Canada
- il se nourrit avec des plats micro-onde
- il est "offline" avant d'avoir pris son premier café
- quand il est devant son portable on peut tout lui dire, il répond « oui »
- il ne sait pas si ses amis de la blogosphère sont des hommes ou des femmes, ils ont tous des nicknames
- le soir, il s'installe devant son ordinateur pour suivre un dernier forum et s'étonne de voir tout à coup ses enfants prêts pour partir à l'école
- éteindre son ordinateur lui est insupportable
- il rêve la nuit en format php
- sa conjointe se plaint des doubles-clics qu'il fait avec ses doigts, toute la nuit...
- il s'est habitué au café froid
- sa conjointe a déménagé, il ne s'en était pas rendu compte
- l'avocat de sa conjointe lui envoie les papiers de divorce par courriel
- quand il rencontre quelqu'un, il demande « est-ce que tu as un PC » et « as tu as un blog ? »
- sa dernière copine est en jpg classée quelque part dans un doc
- son chien porte un nickname
- il aime aussi les « chats »