Pas facile de dire "je t’aime", pas facile de le taire non plus. Finalement pas facile de créer le branle-bas de combat, la Grande Agitation quoi. Tu fermes ta yeule: ça brette, ça s’éternise. Tu ouvres ta yeule: tu as de fortes chances de te planter parce que t'es malhabile.Ta tourmente reste bien présente, tes vrais sentiments quand même ambivalents. Tu n’accepteras pas un non alors tu te tais. Pur égocentrisme. Tu ne peux pas avouer, tu ne peux pas te faire renier et tu ne peux pas abandonner non plus. Reste que l'attente et le silence.
Résultat no.1
Pendant ce temps tu regardes la vie s’écouler, la tienne, la sienne, tu n’as aucun contrôle, tout t’échappe, c’est tout. Parfois dans un sursaut tu lances une pique, tu tends la main, tu oses croire que la vie est bouleversable. Difficilement bouleversable la vie... Tes épaules se remettent alors en position dite "de tous les jours", le train-train reprend de plus belle, la normalité l’emporte faute d’émotions, et tu reprends ta place dans le trafic.
Résultat no.2
Un jour, sans savoir pourquoi, tu as envie de le crier très fort, que tous l’entendent. Tu lui dis "je t’aime" et tu sais que c'est malhabile mais tu le cries quand même. Tu attends et espère alors le bouleversement, le "qui va changer les choses", l'acceptation. Pas seulement la reconnaissance, non, le consentement.
Vous êtes plutôt du type no.1 ou no.2 ?























